L’architecture de la Collégiale

L’abside est voûtée sur des croisées d’ogives. Les nervures à la voûte se rejoignent en formant sept pans rayonnants. Sur la clé est sculpté peut-être saint Étienne tenant un livre ouvert. Sur l’avant de cette clé on découvre les armoiries de Capestang : l’aigle et le lion. On retrouve ces armoiries à l’intrados de l’arc triomphal. Le mur soutenu par cet arc est percé d’une rosace à huit rayons ajourés avec au centre à nouveau les armoiries de la ville et la devise « Audaces Fortuna Juvat » (la fortune sourit aux audacieux).

Admirons encore dans l’abside l’autel en marbre polychrome, le tabernacle du XVIIIe siècle et les stalles (44) du XIXe siècle disposés autour du chœur, évoquant le chapitre de chanoines qui chantaient, ici, l’Office Divin dans le chœur liturgique séparé par un jubé.

Deux travées voûtées font suite à l’abside. L’élancement de ces voûtes est remarquable : 26 mètres 70 sous clé. Chaque travée est prolongée par deux chapelles latérales au-dessus desquelles les tirants sont visibles.

Cette partie de l’édifice semblant être la nef n’était dans le plan initial que le chœur de l’église. Il était prévu la construction d’une bâtisse immense : les deux travées couvertes de charpentes sont l’amorce du transept jamais construit. On peut voir de l’extérieur les pierres d’attente des trois nefs prévues à l’origine. L’inachèvement des travaux pourrait avoir pour cause les difficultés que connut la région à cette époque du milieu du XIVe siècle (peste noire, guerre de Cent Ans, etc.).

 

 

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